Jeudi 25 juin 2009




Nous passions nos vacances à Antibes au sud de la France. La soirée s'annonçait merveilleuse. Après une journée accablante de chaleur nous avions décidé d'aller prendre le frais dans un petit parc près de notre appartement de location.
 
 
 Nous étions les seuls promeneurs sauf au loin quelques personnes occupées à taper des boules de pétanque. Pendant que les enfants s'adonnaient avec délice aux glissades sur le toboggan mon mari et moi prîmes leur direction. Leur enthousiasme était vrai bonheur et leurs accents plus qu'attirants.
 
 
 Cependant plus nous approchions et plus leurs voix s'atténuaient. Nous étions arrivés à leurs hauteurs et nous nous étions arrêtés à les observer avec sympathie et intérêt. Fait étrange le silence s'était installé, peut être que l'instant était d'importance: la victoire au bout d'un ultime lancé me suis je dit et j'ai continué à les scruter intensément.
 
 
Mais le petit vieux en charge de clore en beauté cette partie mirifique s'était accroupi et attendait attendait l'instant approprié sûrement, l'inspiration rêveusement ou s'adonnait il à des calculs compliqués dans une ambiance baignée de concentration totale.
 
 
 
  Tous ses compagnons s'étaient à son exemple accroupis et attendaient. J'avais uni mon esprit aux pétanqueurs et mon mari m'a tirée soudainement par le bras en m'ordonnant de le suivre.
 
 
 - Viens, qu'il me dit, Viens nous ne sommes pas les bienvenus.
 
 
 Nous nous sommes éloignés, j'avais le coeur qui cognait et derrière nous les voix joyeuses ont repris leurs accents chantants!
 
 
Par Naïma
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